Situation du football italien selon Marotta
Giuseppe Marotta, lors d’un événement organisé au stade San Siro, a dressé un tableau critique de la situation actuelle du football italien. Il a souligné que la crise du système remonte à 2006 et a insisté sur la nécessité d’un soutien institutionnel pour surmonter ces difficultés. Selon lui, les compétences des clubs ne suffisent pas face à des obstacles législatifs anciens qui freinent le développement du sport.
Marotta a évoqué la demande de la Serie A pour un cadre normatif plus favorable, sans chercher de financements directs. Il a proposé des mesures telles qu’une défiscalisation pour encourager les investissements dans les secteurs jeunesse et amateur, soulignant que le taux de faillite dans les ligues inférieures est très élevé, ce qui menace la pérennité du football italien.
Réforme de la Serie A et calendrier
Le dirigeant de l’Inter a abordé la question d’une possible réduction à 18 équipes en Serie A afin d’alléger un calendrier jugé trop chargé. Il estime que le format actuel à 20 clubs crée un « intasamento », c’est-à-dire une surcharge des rencontres, compliquant notamment la gestion des reports en cas d’intempéries. Cette situation empêche une bonne fluidité du championnat.
Marotta reconnaît cependant que cette réforme pourrait poser des problèmes aux clubs plus modestes, qui nécessiteraient alors des mesures compensatoires. Il rappelle l’importance des équipes moyennes et petites dans l’écosystème du football italien, insistant sur leur rôle indispensable au sein du championnat.
Renouvellement de Cristian Chivu et avenir de l’Inter
Concernant l’actualité interne à l’Inter, Marotta a confirmé que le renouvellement de contrat de Cristian Chivu est déjà acté et ne représente plus qu’une formalité. L’ancien défenseur roumain est considéré comme un entraîneur prometteur qui correspond parfaitement au profil recherché par le club.
Il constitue un point de référence important pour l’équipe malgré son manque initial d’expérience, qu’il compense par ses progrès constants. Marotta se dit satisfait de ce choix stratégique qui semble porter ses fruits, renforçant ainsi les ambitions de l’Inter dans la course au titre de champion.
Propriétaires étrangers et avenir du football italien
Marotta a également salué la présence des propriétaires étrangers dans le football italien, citant notamment Oaktree et RedBird à Milan comme exemples positifs. Leur implication est vue comme un facteur stabilisateur dans un contexte économique difficile.
Enfin, il s’est exprimé sur le consensus autour de Gabriele Gravina, président fédéral, dont le programme bénéficie d’un large soutien parmi les clubs professionnels. Marotta distingue clairement entre la valeur sociale et patrimoniale de la sélection nationale et les enjeux industriels liés au football professionnel.
« Le football italien doit désormais faire preuve d’une réflexion approfondie pour assurer sa durabilité, » conclut-il en insistant sur l’importance des réformes déjà engagées.
Source : Corriere dello Sport


















