Un président entre passé et présent
Tommaso Giulini, président du Cagliari, a livré une interview à La Gazzetta dello Sport avant le match contre l’Inter. Résidant à Milan, il a évoqué avec émotion ses souvenirs liés à San Siro. Ancien joueur dans les équipes jeunes du Milan AC et même récupérateur de balles, il confie avoir vécu une grande émotion en remportant la Coupe d’Italie Primavera contre le Milan l’an dernier, un moment fort pour lui et pour la Sardaigne.
Giulini a aussi partagé ses idoles interistes : Karl-Heinz Rummenigge pour son père et Walter Zenga pour lui-même, qu’il a même eu comme entraîneur au Cagliari. Il regrette toutefois de ne pas avoir continué avec Zenga après la saison de maintien du club.
Le dossier Pio Esposito et les jeunes talents
Un des passages marquants de l’interview concerne Pio Esposito. Giulini avoue qu’il était tout proche de recruter ce joueur il y a deux étés. Le directeur sportif Bonato et l’entraîneur Nicola avaient alors privilégié la certitude avec Piccoli avant de miser sur la « scommessa » (la prise de risque). Mais Esposito avait déjà signé au Spezia. Ce transfert manqué reste un regret pour le président du Cagliari.
Il met aussi en avant Sebastiano Luperto, qu’il a recruté, soulignant ses qualités techniques et sa régularité dans les buts. Selon lui, Luperto n’a rien à envier à Piccoli et pourrait rester longtemps au club. Son attitude de leader est mise en lumière notamment par son célébration chaleureuse avec l’entraîneur Pisacane après un but important.
Giulini valorise également le jeune gardien Caprile, qu’il estime prometteur pour une grande carrière. Il souligne que ni Caprile ni Esposito ne sont assurés de partir bientôt, signe d’une politique prudente sur les talents émergents.
Palestra, un exemple à suivre
Le président se réjouit particulièrement des performances d’un autre jeune talent : Palestra. Actuellement prêté, il a explosé sous les couleurs du Cagliari. Giulini voit en lui un parcours comparable à celui de Nicolò Barella, un joueur devenu international italien majeur après avoir été prêté. Il insiste sur l’importance d’un engagement total même en prêt, ce qui n’est pas toujours évident.
Le football italien et ses dirigeants
Enfin, Giulini aborde brièvement la question de la présidence de la Fédération italienne de football (FIGC). Il soutient fortement Giovanni Malagò pour ce poste, rappelant leur collaboration passée avec Gigi Riva lors d’un hommage au stade en 2017. Selon lui, Malagò représente une figure crédible capable d’apporter leadership et sérieux au football italien.
Il évoque aussi Paolo Maldini comme une personnalité idéale pour accompagner Malagò grâce à son expérience et sa réputation intègre dans le monde du football. Giulini déplore les logiques clientélistes qui minent parfois le sport roi en Italie.
Source : FC Inter 1908


















