La défaite concédée par le Como face au Sassuolo a provoqué une réaction sans concession de son entraîneur, Cesc Fabregas. L’ancien milieu de terrain espagnol, désormais à la tête du club lombard, a livré une analyse sévère sur la prestation de son équipe, pointant un niveau d’engagement et de qualité très en deçà des exigences nécessaires pour rivaliser au plus haut niveau. Cette sortie intervient dans un contexte où le Como lutte pour consolider sa position dans le haut du classement et prépare une échéance cruciale en Coupe d’Italie.
Une prestation loin des standards espérés
Le revers subi à Reggio Emilia contre le Sassuolo, qui succède à une défaite précédente contre l’Inter, a mis en lumière les failles actuelles du Como. Fabregas n’a pas cherché d’excuses et a reconnu que son équipe n’a pas atteint ne serait-ce que 10 % de ses capacités habituelles. Cette auto-critique sévère souligne un manque flagrant de lucidité et de maîtrise technique, notamment dans la gestion du ballon jugée trop lente face à un adversaire agressif et bien organisé.
Le coach espagnol a particulièrement souligné la difficulté à contenir les initiatives offensives du Sassuolo, incarnées notamment par M’Bala Nzola, auteur du but du 2-0 qui a scellé le sort du match. Ce but a cristallisé la frustration de Fabregas, qui l’a qualifié de moment « le plus décevant » de la rencontre. Le plan tactique adverse, décrit comme une « masterclass » par l’entraîneur du Como, a surpris par sa densité défensive et sa capacité à exploiter les espaces en contre-attaque, un contraste marqué avec l’image habituelle d’une équipe s’assurant principalement en défense avant d’accélérer.
Un défi tactique et mental pour le Como
L’analyse de Fabregas met en exergue une problématique plus profonde que ce simple revers : l’incapacité actuelle du Como à se hisser au niveau des meilleures formations italiennes. Malgré une cinquième place respectable avec 58 points, le club lombard voit désormais la pression monter avec la proximité au classement de clubs historiques comme la Roma et la Juventus. La dynamique est délicate et impose une remise en question collective.
L’entraîneur insiste sur la nécessité d’une préparation plus rigoureuse et d’une amélioration qualitative pour prétendre à des objectifs ambitieux. Cette déclaration traduit aussi une exigence élevée envers ses joueurs, appelés à dépasser leurs limites pour rivaliser durablement dans un championnat où chaque détail compte. La dimension mentale apparaît tout aussi cruciale que l’aspect technique ou tactique dans cette quête d’excellence.
Une échéance capitale en Coupe d’Italie
À dix jours du match retour des demi-finales de Coupe d’Italie face à l’Inter, le Como doit impérativement corriger le tir. Le 0-0 obtenu lors du match aller au stade Sinigaglia offre un terrain favorable mais fragile pour envisager un exploit à San Siro. Cette double confrontation s’inscrit comme un test majeur pour Fabregas et ses joueurs, confrontés à un adversaire expérimenté dirigé par Chivu.
La préparation devra être exemplaire afin d’éviter les erreurs stratégiques et individuelles observées contre Sassuolo. L’enjeu dépasse largement ce rendez-vous unique : il s’agit aussi de montrer que le club peut maintenir son ambition dans toutes les compétitions auxquelles il participe. La capacité à rebondir rapidement après deux défaites consécutives sera déterminante pour l’image collective et la confiance interne.
Cesc Fabregas, dans sa franchise sans détour, incarne ainsi une volonté claire : transformer cette période délicate en moteur pour atteindre « certains niveaux » qu’il estime encore hors de portée aujourd’hui. Le Como doit désormais traduire ces mots en actes sur le terrain si elle veut véritablement prétendre à figurer parmi les équipes majeures du football italien.
Source : Corriere dello Sport


















